Monobloc mural et autres solutions sans groupe en façade, du quai de Conti à Saint-Michel
Face à la Seine ou sur une rue protégée, il arrive qu'aucun groupe extérieur ne soit acceptable. Reste alors le monobloc fixé au mur, côté intérieur : il apporte la fraîcheur à une pièce sans le moindre boîtier pendu au-dehors.
Pourquoi cette solution revient si souvent entre les quais et la rue de Buci
Beaucoup d'appartements du quartier n'ont pas de cour exploitable : fenêtres uniquement sur le quai des Grands-Augustins, sur la rue Dauphine ou sur une place. D'autres copropriétés refusent tout nouvel équipement dans la cour, déjà encombrée de ventilations de restaurants. Pour tous ces logements, choisir, à la Monnaie, une climatisation sans unité extérieure ne relève pas du pis-aller : bien souvent, aucune autre voie n'aboutira.
Comment fonctionne un monobloc mural
Ici, tout l'appareillage — compresseur, ventilateurs, échangeurs — loge dans un seul boîtier fixé côté intérieur, sur un mur en contact avec l'extérieur. Deux carottages circulaires assurent l'aspiration et le rejet de l'air ; vus de la rue, ils se résument à une paire de grilles plates, faciles à teinter pour se fondre dans la façade.
- Pas de groupe accroché ni posé à l'extérieur.
- Nul besoin de faire courir des tubes de cuivre à travers le logement.
- Des versions réversibles existent pour un appoint de chauffage.
Ces deux grilles modifient malgré tout l'aspect du bâtiment : suivant l'adresse et ce qu'on aperçoit depuis la rue, le syndicat des copropriétaires devra donner son accord, et une déclaration préalable soumise à l'ABF peut s'imposer. Elles se placent souvent sous une allège ou sur une façade de cour, où elles passent inaperçues.
Ses limites, à connaître avant de choisir
Son compresseur logé dans la pièce le rend plus perceptible à l'oreille qu'un split. Dans un salon ou un bureau, cela passe ; dans la chambre de quelqu'un qui a le sommeil fragile, beaucoup moins. Côté puissance, il trouve vite ses limites : parfait pour une pièce ordinaire, il ne suffira pas à un double salon de 50 m² haut de 3,50 m.
Quant aux climatiseurs mobiles, avec leur gaine coincée dans l'entrebâillement d'une fenêtre, nous les déconseillons : une partie de la chaleur reste dans la pièce, l'air chaud du dehors s'engouffre par l'ouverture et le bruit gêne. Pour un vrai confort d'été, le monobloc fixe est nettement supérieur.
Enfin, un monobloc demande un entretien comparable à celui d'un split : filtres à nettoyer régulièrement, contrôle annuel de l'écoulement et des grilles extérieures, que les pigeons des quais apprécient parfois comme perchoir.
Choisir le bon mur et la bonne pièce
Les deux percements imposent de fixer l'appareil sur une paroi en contact direct avec le dehors, que ce soit côté rue ou côté cour. Dans les immeubles du quartier aux murs de pierre de 50 cm ou plus, le carottage reste possible mais demande un outillage adapté et un peu de temps. Nous évitons les murs porteurs fragilisés, les trumeaux entre deux fenêtres et les parties décorées de la façade.
La pièce idéale est un séjour, un bureau ou une chambre d'enfant de taille moyenne, avec un seul mur extérieur disponible. Dans un logement plus vaste, rien n'interdit de mixer : monobloc pour la pièce côté rue, et unités reliées à un groupe installé dans la cour pour celles qui ouvrent de ce côté.
Comble, toiture, local commun : les autres pistes à explorer dans le quartier
Avant d'enterrer toute idée de groupe, nous explorons les recoins auxquels on pense moins : un grenier accessible, un pan de toit invisible depuis le trottoir, un local commun au rez-de-chaussée. Un gainable avec groupe en toiture peut parfois résoudre le problème d'un grand appartement. Et si la situation de la cour évolue un jour, la porte se rouvre pour un split traditionnel.
Le monobloc démarre à 1 890 € TTC posé. Les autres postes de coût sont décrits sur la page tarifs.
Questions fréquentes
Que voit-on, depuis le trottoir, d'un climatiseur monobloc ?
Seulement deux petites grilles rondes, qu'on peut teinter comme la façade. Lorsque l'immeuble est très en vue, nous les plaçons de préférence sous l'appui d'une fenêtre ou sur le mur de cour, et nous faisons le point ensemble sur les autorisations.
Un monobloc peut-il chauffer l'hiver ?
Certaines versions savent aussi produire de la chaleur, bien pratique à l'automne. C'est utile pour un bureau ou une chambre d'amis utilisés de temps en temps ; en revanche, ne comptez pas sur eux pour chauffer seul un grand logement.
Faut-il une évacuation des condensats ?
Oui, la plupart des monoblocs muraux évacuent leurs condensats vers l'extérieur par un petit tuyau, ou les réévaporent en partie. Nous prévoyons ce point à la pose pour éviter toute coulure sur la façade.